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Article « Une ingénierie de la Participation » à lire sur villefluctuante.com

Une ingénierie de la participation

La participation citoyenne nous interroge. Si elle bénéficie d’une large promotion par des élus qui y voient l’aubaine d’une proximité retrouvée avec les citoyens, les acteurs opérationnels – qu’ils soient agents publics ou maîtres d’œuvre privés – sont beaucoup plus circonspects. Cette question doit pourtant être au cœur de nos réflexions au risque de ne plus répondre aux attentes de la population ou pire d’occasionner des retards, des surcoûts, voire même des rejets de nos projets.

Une démarche engagée

Portée par la remise en cause des légitimités politiques et techniques, la participation s’est imposée au cours de ces vingt dernières années comme un enjeu majeur des politiques publiques. Cette question s’impose particulièrement dans les quartiers de la politique de la ville comme le démontre le rapport « Citoyenneté et pouvoir d’agir » (juillet 2013) commandé par le gouvernement. Au-delà, il faut bien comprendre que la participation touche aujourd’hui tous les domaines de l’action publique. Elle est d’ailleurs intégrée dans l’article 7 de la charte de l’environnement qui est annexée à la constitution française depuis 2007. Avant cela, il s’agissait des procédures réglementaires du droit à l’information (loi sur l’administration territoriale, 1992), de l’obligation d’associer la population à toute action d’aménagement susceptible de modifier les conditions de vie (loi d’orientation sur la ville, 1991), ou encore de la concertation dans l’élaboration des plans locaux d’urbanisme (loi S.R.U., 2000). Plus souples, les conseils de développement associant des membres de la société civile (loi Voient, 1999) et les conseils de quartier dans les villes de plus de 80.000 habitants (Loi Vaillant, 2002) ont fait naître un débat citoyen.

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